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AHLEL-BEIT (SA)

Zainab al-kobra (s)

2018/01/28

Zainab al-kobra (s)

Zainabou bintou Ali b. Abi Taleb (a), appelée aussi Zainab al-Kobra est la fille de l’Imam Ali (a) et de Fatima Zahra (a) fille du saint Prophète de l’islam (pais soit sur Lui et sur sa sainte Famille). Elle est née à Médine la cinquième ou sixième année de l’Hégire.

Zainab (a) a assisté à la bataille de Karbala avec son frère l’Imam al-Hussein (a). Son rôle déterminant dans l’événement de Karbala a permis de faire connaître la véracité du mouvement et de l’engagement de l’Imam al-Hussein (a). Elle a été emmenée avec le reste des veuves et des orphelins en tant que prisonniers à Koufa puis à Cham, où elle prenait soin des enfants mais aussi mettait en évidence les objectifs de la révolte de l’Imam al-Hussein (a) en dévoilant les agissements des autorités Omeyades.

 Ses paroles et ses prêches éloquents ont largement contribué à perpétuer et à faire connaitre Le mouvement de l’Imam al-Hussein (a).

D’après certaines sources historiques, elle serait décédée en l’an 62 de l’Hégire/ 682 apr. J.C et est enterrée dans la ville de Damas en Syrie où on lui a érigé un grand mausolée.

 

Son nom et sa filiation:

Zainab est la fille de l’Imam Ali fils d’Abou Taleb fils d’Abdou-l-Mouttalib, sa mère est Fatima Zahra (a) fille du Prophète Mohammad (pslf) b. Abd Allah b. Abdou-l-Mouttalib.

 

Etymologie du Nom ‘’ Zainab ’’ :

Zainab est son nom le plus connu et peut avoir deux sens :

Le premier : Zain et Ab est un mot composé en deux parties « zain » et « ab » qui signifie l’ornement de son père. Le deuxième : Zainab est un mot simple qui a pour sens le nom d’un arbre ou d’une fleur. 

Il est rapporté dans les récits que lorsque Zainab est venue au monde, sa mère Fatima (pse) l’a emmenée auprès de son père Ali (psl) et lui dit :

"Donne un nom à ce nouveau-né". Il répondit : " Il est hors de question que je le fasse avant l’arrivée du Prophète (pslf) – qui était en voyage - ". Et lorsque le Prophète (pslf) revint, on lui demanda de nommer ce nouveau-né, il répondit : "Je ne peux pas le faire avant Dieu – Tous Puissant –". Alors l’ange Gabriel descendit du ciel et dit : " Dieu te salue et te dit de nommer cette fille « Zainab », c’est lui qui lui a choisi ce nom". 

 

Sa ressemblance avec sa grand-mère Khadija (pse) :

Lorsque Zainab est née, le Prophète (pslf) l\'a prise dans ses bras, l’embrassa, puis demanda de lui témoigner du respect et de lui porter de l’attention pour sa ressemblance à sa grand-mère Khadija (a). 

 

Ses surnoms :

Zainab (a) avait plusieurs surnoms, signe de respect, de considération et de la grandeur de sa personnalité ; parmi ses surnoms on trouve :

Aquilatou bani Hachim, Alimah Ghayrou Mou’alamah, Ârifah Mouwathaqah, Fadhilah, Kamilah, Abidatou Ale Ali, Ma’ssoumatou-s-Soughrah, Aminatou-llah Na\'ibatou-z-Zahra, Nz\'ibatou-l-Hussein, Charikatou-ch-Chouhada, Balyghah, Fassyhah…

 

Son pseudonyme (Kounyah):

Oum Koulthoum, Oumou-l-Masa\'ib, ou ‘’Mère des douleurs’’, suite aux différents événements tragiques qu’elle a vécus après le martyre de son grand-père Prophète (pslf). Les douleurs qu\'elle a vécues sont les suivantes :

les malheurs qu’a subis sa mère Fatima (a), puis l’assassinat de son père l’Imam Ali (a), l’empoisonnement de son frère l’Imam al-Hassan (a) et plus particulièrement encore la tragédie de Karbala où elle perdit un grand nombre de sa famille et en premier lieu son frère l’Imam al-Hussein (a), puis son autre frère Abou-l-Fadhl al-Abbas (s) et deux de ses enfants, ainsi que d’autres proches, où elle passa ensuite elle-même des jours en état de captivité.

 

Sa naissance et son enfance :

 Sayida Zainab (a) naquit à Médine le 5 Joumada al-Oula cinquième ou sixième année de l’Hégire.

Elle passa son enfance auprès de son père Ali b. Abi Taleb (a), sa mère Fatima Zahra (a) et ses deux frères Hassan(a) et Hussein (a).

Elle montra des aptitudes d’intelligence et de génialité depuis son plus jeune âge. Il est dit qu’une fois elle demanda à son père l’Imam Ali (a) : " Est-ce que tu nous aimes ?" Il répondit : "bien-sûr" ! Elle dit : "Il n’est point possible que l’Amour de Dieu et l’amour des enfants se réunissent dans le cœur d’une même personne croyante ; mais s’il se doit d’être, alors l’Amour pour Dieu et la bonté pour les enfants". Etonné par ses paroles l’Imam Ali (a) lui prodigua plus de tendresse et de bonté bienveillante.

 

Son Décès :

Zainab (a) est décédée à Cham (Syrie) le quinze du mois de Rajab 62 H, il est dit aussi qu’elle est décédée en 65 H, et qu’elle a été enterrée dans un jardin appartenant à son mari Abdoullah près de Damas, où se trouve actuellement son mausolée.

 Certains historiens prétendent qu’elle est enterrée en Egypte, tandis que d’autres disent qu’elle est morte à Médine et y est enterrée.

 

Son Mari et ses enfants :

En l’an 17 de l’Hégire, Zainab (a) s’est mariée avec son cousin Abdoullah fils de Ja’far b. Abi Taleb (pseux), ils eurent cinq enfants ; quatre garçons : Ali, Awn, Abbas et Mohammad, et une fille du nom d’Oum-Koulthoum.

 Mohammad et Awn, sont mort au champ de bataille avec l’Imam al-Hussein (a) à Karbala.

 

Ses caractéristiques, ses qualités et ses vertus :

 Son savoir :

 Zainab (a) a pris son savoir et sa connaissance de la maison prophétique dont son grand-père – le Prophète (pslf) – est la cité du savoir et son père – l’Imam Ali (a) – en est la porte, et sa mère Fatima Zahra (a) est la maitresse des Dames de tous les temps. Puis elle passa le reste de sa vie avec ses deux frères l\'Imam al-Hassan al-Moujtaba (a) et l\'Imam al-Hussein (a).

 On peut relever ceci dans ses sermons et ses paroles à Koufa devant Oubayd Allah b. Ziyad ou à Cham dans la cour de Yazid fils de Mouawiyah. Ainsi que dans les hadiths rapportés de son père ou de sa mère, sans oublier qu’elle tenait des séances d’apprentissage et de compréhension du Coran pour les femmes pendant la période du califat de son père à Koufa. 

 Parmi les narrateurs qui ont rapporté ses hadiths on trouve ; Mohammad b. Amr, Ata\' b. Sa\'ib et Fatima bintou-l-Hussein (a), ainsi que d’autres. 

 

Son éloquence :

Zainab bintou Ali (pseux) avait atteint un haut niveau d’éloquence et de volubilité, au point de l’assimiler à l’éloquence de son père Ali b. Abi Taleb (pseux) et la volubilité de sa mère Fatima Zahra (pse) dans son discours "Fadakiyah". 

 

Un de ceux qui ont entendu ses prêches et observé leur influence sur les gens raconte: " Je jure par Dieu, que j’ai vu les gens pleurer et mettre leurs mains dans leurs bouches…".

Son adoration:

Il est dit que dans son adoration, elle ressemblait à sa mère Fatimatou-z-Zahra (a), elle passait la majorité de ses nuits dans la prière et l’invocation et la lecture du saint Coran, elle ne manquait aucune des prières surérogatoires au point de la surnommée « Abidatou Alee-Mohammad », ou l’Adoratrice de la famille de Mohammad (paix soit sur lui et sur sa sainte famille).

Fatima fille de l’Imam al-Hussein (a) dit :" Ma tante Zainab (a) est restée la nuit d’Achoura debout invoquant Dieu et demandant son aide et son assistance ".

 Il est rapporté aussi que lorsque, l’Imam al-Hussein (a) a voulu lui faire ses derniers adieux, il lui dit : " Oh, sœur ne m’oublie pas lors de tes prières surérogatoires de nuit ". 

 

Sa vertu et sa pureté :

Pour ce qui est de la vertu de Zainab (a) et de sa pureté, les références historiques qui parlent de la vie de Zainab (a) disent : lorsqu’elle voulait sortir pour faire Ziyarah/Visite de la tombe de son grand-père le Prophète (pslf), elle ne sortait qu’accompagnée de ses deux frères Hassan (a) et Hussein (a) et de son père l’Imam Ali (a) qui s’empressait d’éteindre l’ensemble des chandelles illuminant la tombe ; pour éviter d’être aperçue par des étrangers. 

Yahya Mazini dit :" J’étais voisin du commandeur des croyants (a) à Médine pendant longtemps, et près de la maison de sa fille Zainab (a), je jure par Dieu que je ne l’ai point vu, ni entendu sa voix ".

 

Sa patience et sa droiture :

 Zainab (a) était un exemple pour tout le monde dans la patience et la droiture, elle avait fait front à différentes tragédies avec une étonnante patience dont beaucoup de gens ne pourront les supporter. Lorsqu’elle est arrivée au chevet du corps de son frère l’Imam al-Hussein (a), dont des conditions difficiles et douloureuses elle mit ses mains sous le corps et le souleva et dit :

" Oh, Dieu, accepte notre offrande ".

 Elle avait surtout le grand rôle de préserver la vie de l’Imam as-Sajjad (a), en lui sauvant la vie à plusieurs reprises. Une fois, lorsque l’armée de Koufa avait attaqué le camp de l’Imam al-Hussein (a) et Chimr b. Dhi-l-Jawchan voulait tuer l’Imam as-Sajjad (a) ; alors Zainab (a) s’agrippa sur l’Imam et dit : " Tu ne le tueras que si tu me tues ".

Une autre fois, dans la Cour d’Ibn Ziyad lorsque l’Imam as-Sajjad (a) lui répondit, tout en colère, il ordonna de l’exécuter. Zainab (a) s’agrippa sur l’Imam et dit :

" Ô, Ibn Ziyad ; ne te suffit-il pas ce que tu as fait de notre sang, je jure par Dieu que je ne le quitterai pas, Si toutefois tu es déterminé à le tuer, tue-moi avant lui ".

 

Zainab (a) et l’évènement de Karbala :

Le but de la révolution de l’Imam al-Hussein (a) était de réveiller les consciences endormies de la nation musulmane et de défendre les vraies valeurs de l’Islam telles qu’elles ont été révélées au Prophète Mohammad (pslf), et de se soulever contre l’injustice et le despotisme que représentait Yazid b. Mouawiyah, même s’il fallait pour cela donner sa vie et la vie des siens.

Zainab (a) était le témoin oculaire de ce mouvement et son porte-parole et l’émissaire qui fera parvenir ce message au monde entier et dans tous les temps, et si elle n’était pas présente à ce moment, il serait fort possible que le sang des martyrs et la tragédie malheureuse de Karbala soient partis à l’oubliette.

 

Le jour d’Achoura : 

Cheikh al-Moufid rapporta de l’Imam as-Sajjad (a) qui dit : " Dans la veille du jour où mon père – Imam al-Hussein (a) – s’est fait tuer, ma tante Zainab (a) prenait soin de moi à cause de ma maladie. Mon père est sorti dehors, John le serviteur d’Abou Dhar al-Ghifari à ses côtés, alors qu’il répétait ces vers poétiques :

 ‘’ Oh, vie d’ici-bas ! Soit maudit ton attachement…

 Combien tu as eu de jour et de nuit…

De compagnons et de ceux qui te demandent…

Qui ne sont plus ! La vie ne se contente pas de substitut…

Mais la décision est au glorieux – Dieu – et tout vivant…

Suivra un jour mon chemin… ".

Il répéta ces vers deux ou trois fois, jusqu’à ce que j’y ai compris le sens, alors je me suis retenu en sachant quel malheur va nous tomber dessus. Mais ma tante en raison de sa tendresse en entendant ses paroles elle n\'a pas pu se retenir et se précipita vers l’Imam al-Hussein (a) en trainant son voile par terre, arrivée sur place elle dit : " Malédiction, si seulement la mort venait à moi et m\'arrachait la vie, aujourd’hui ma mère Fatima (a) est morte, ainsi que mon père Ali (a) et mon frère Hassan (a), Oh, successeur des précédents et protecteur des restants ".

L’Imam al-Hussein (a) la regarda et dit : " Ma sœur, ne laisse pas Satan t’enlever ton discernement ". Puis avec des yeux larmoyants il cita le proverbe : "si on laissa la Ganga Cata en paix, elle s’endormira ; mettant en évidence l’injustice commise à son égard". Zainab (a) dit : " Quel malheur! On te prendra ta vie malgré-toi ? Il n’y a pas plus dur pour mon cœur que de voir ceci ". Puis elle s\'évanouit.

L’Imam al-Hussein (a) versa un peu d’eau sur son visage et lui dit :" Oh, sœur crains Dieu et exprime tes condoléances comme Il nous l’a appris, et sache que les gens de la terre vont mourir et ceux des cieux ne perdurent, et que toute chose est vouée à disparaitre sauf {la face de} Dieu qui créa Ses créatures avec son Omnipotence, puis Il les ressuscitera et ils reviendront et lui est l’Unique. Mon père est meilleur que moi, ma mère est meilleure que moi, mon frère est meilleur que moi, et j’ai, ainsi que tous les musulmans en Prophète (pslf) un exemple à suivre".

Puis il lui donna quelques conseils et il l’a fait asseoir près de moi et s\'en alla auprès de ses compagnons.

Le jour d’Achoura, en fin d’après-midi, lorsque Zainab (a) a aperçu les ennemis entouraient l’Imam al-Hussein (a) pour le tuer, elle sortit de sa tente vers le champ de bataille, puis s’adressa à Omar b. Sa’d en disant :" Oh, Ibn sa’d, Abou Abd Allah (Hussein /a) est en train de se faire tuer et tu ne fais rien ", mais il ne lui répondit pas. Zainab (a) s’écria :" Oh mon frère, oh mon maître, oh gens de ma demeure, si seulement le ciel était renfermé sur le sol, et que les montagnes s\'étaient tassées sur les plaines ". Une fois arrivée auprès du corps de son frère Hussein (s), elle mit ses mains au-dessous du corps et le souleva, et dit :" Oh, Allah accepte notre offrande ".

Puis elle fait ses derniers adieux et retourna au camp pour veiller sur l’Imam Sajjad (s) et les autres rescapés.

 

A Koufa :

Après le martyre de l’Imam al-Hussein (a), de sa famille et de ses compagnons, les femmes et les enfants furent conduits captifs à Koufa dans un état lamentable.

A leur arrivée, Sayida Zainab (a) prononça un discours au gens de Koufa dont Bachir b. Khouzaym Asadi l’a décrit en disant : J’ai regardé Zainab bint Ali (a) ce jour-là, je jure par Dieu, je n’ai vu plus éloquent qu’elle, comme si ses paroles sortaient de la bouche d’Amir al-Mou’minin (a), elle fit signe aux gens de se taire… 

Bachir continue : J’ai vu les gens embarrassés, en pleur, leurs mains à la bouche, les femmes tapant leurs têtes et jetant de la terre dessus…, on n’a pas vu autant de femmes et d’hommes qui pleuraient que dans ce jour-là.

Voyant l’influence et l’effet qu’a provoqué le discours de Zainab (a) sur les gens et de peur de déclencher une révolte Ibn Ziyad s’empressa de faire entrer les captifs dans le palais.

Là aussi, Zainab (a) a eu son mot à dire lorsqu’elle fut conduite devant Oubayd Allah b. Ziyad. Ce dernier lui a dit: " Gloire à Allah qui vous a délaissés, qui vous a tués et qui a stigmatisé, en le démasquant, votre mensonge ".

Sayida Zainab (a) lui a répondu avec beaucoup de force et de vigueur : " Gloire à Allah qui nous a honorés par Mohammad (pslf) et qui nous a purifiés totalement. Allah délaisse plutôt le pervers et stigmatise le vicieux ". Il lui a dit : " Comment tu as trouvé ce qu’Allah vous a fait, ô Gens de la Maison (Prophétique) ? ". Elle lui a répondu : " Leur mort était prédestinée. Ils ont donc accouru vers elle, et Allah vous réunira ensemble et vous vous disputerez devant Lui ".

Selon une autre version, elle lui aurait dit : " Tu seras confronté à des arguments et des preuves ". Il s’est emporté contre elle et a failli la frapper, mais Amr b. Hourayth l’a calmé. Zainab(a) lui a alors dit : " Le nombre de nos hommes que tu as tués ne te suffit pas ? Tu as tué nos hommes. Tu nous as déracinés. Tu as exposé nos femmes et tu as capturé nos enfants. Si tu le fais pour calmer ton courroux contre nous, tu devrais maintenant être calmé ".

 

En route pour Cham :

 

Oubayd Allah b. Ziyad écrivit à Yazid b. Mouawiyah à Cham – Dams/Syrie – lui apprenant le massacre de l’Imam al- Hussein (a) et l’arrivée des captifs et les têtes des martyrs à Koufa. Yazid lui répondit, de les lui envoyer le plus tôt possible.

Sans tarder Oubayd Allah b. Ziyad envoya deux caravanes ; l’une emportant les têtes des martyrs, sous le commandement de Zajr b. Qays, l’autre emmenant les captifs et prisonniers sous le commandement de Makhfar b. Tha’labah et Chimr b. Dhi-l-Jawchan.

Mouawiyah b. Abi Soufyan avait bien fait encrer l’autorité Omeyades dans le territoire de Cham, ce qui a permis à son fils Yazid après lui de mener une compagne de duperie et de mensonge, profitant de l’ignorance des gens pour leur faire croire à la légitimité de leur autorité.

Sahl b. Sa’d Sa’idi raconte l’état de joies et de bonheurs que manifestaient les gens en apprenant la nouvelle de la mort de l’Imam al- Hussein (a) et l’arrivée des captifs, ce dernier dit : « Je suis sorti en voyage en direction d’Al Qouds/Palestine, arrivé à Cham je passais par une ville avec plein de rivières et beaucoup d’arbres, les gens, tous contents avaient accroché des stores et des rideaux et des femmes qui jouaient au tambour… ». Mais, ceci ne perdura pas, avec l’arrivée de la caravane des captifs et leur entrée dans la ville, et après avoir entendu les sermons de l’Imam as-Sajjad (a) et de Zainab (a), qui avaient dévoilé la vérité sur les Omeyades, et mis au grand jour l’énorme crime perpétré sur la famille du Prophète (pslf). Ce qui avait fait détourner l’opinion publique en faveur d’Ahlou-l-Beit (pseux).

 

Dans le palais de Yazid :

Yazid b. Mouawiyah organisa une assise où il invita ses proches, les grandes personnalités de sa cour, ainsi que les chefs et commandants d’armée. Puis demanda d’apporter les têtes coupées des martyrs et de faire entrer les prisonniers.

Fière de sa triomphe et de son succès, il mit la tête de l’Imam al- Hussein (a) – qui était posée dans une bassine – à côté de lui, et commença à frapper les saintes lèvres d’un bâton qu’il portait dans sa main, faisant apparaitre son abjuration et son animosité envers le Prophète (pslf) et le message divin ; lorsqu’il récita les vers d’Ibn Ziba’ra le païen.

A ce même moment Zainab (a) se leva en face de Yazid et mit fin à son euphorie et l’a remis à sa place, en prenant la parole dans son fameux et connu prêche dans la cour de Yazid; où elle enleva le voile sur la vérité du mouvement de l’Imam al- Hussein (a) et la fausseté des actes de Yazid, paroles qui n’ont pas laissé les personnes présentes indifférentes, au point où Yazid s’est vu contraint de décliner toute responsabilité sur ce qui s’était passé et de désavouer le crime d’Ibn Ziyad.

A la fin de l\'assise, Yazid ordonna de loger les prisonniers à côté de sa demeure, où des femmes de la famille d’Abou Soufyan venaient leur rendre visite et prenaient part aux cérémonies de deuil sur l’Imam al- Hussein (a) et les autres martyrs.

Enfin et après trois jours, Yazid donna l’ordre de remettre les prisonniers en liberté et de les renvoyer à Médine.